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On Parle Série ?

The Daredevil Universe

En 2008 Marvel posait la première pierre d’un édifice qui allait captiver comme énerver des millions de personnes à travers la planète. Cet édifice portera le doux nom de : Marvel Cinematic Universe.

Mais avant de s’attaquer à l’univers établi à la télévision, pourquoi ne pas revenir ensemble sur les films sortis jusque-là. Rassurez-vous on ne va pas revenir sur TOUS les films, je vais simplement donner MON avis globale sur la chose. Et mon avis est le suivant : le MCU n’est quasi composé que de films moyen.

Même si certains d’entre eux m’ont particulièrement plu (Iron Man, Avengers, Doctor Strange), il n’en demeure pas moins que la quasi-totalité de ces films fonctionnent sur le même schéma et n’apportent pas grand-chose.

Mais d’autres personnes l’expliquent mieux que moi :

 

Ça c’est pour le cinéma, à la télévision il faudra attendre 2013 et la déception Marvel : Les Agents du SHIELD, ou encore 2015 avec l’Agent Carter (que je n’ai pas vu… probablement par instinct de survie).

Quand on parle adaptation de comics à l’écran (TV) on pense notamment aux adaptations animées (style Batman, Spiderman, Teen Titan ou encore la Ligue des Justiciers), mais on peut également penser aux adaptations live action (style Lois et Clark, Smallville, Constantine ou encore Gotham).

A mon sens, ces dernières années on retiendra notamment deux univers (à la télévision), différents mais aux objectifs semblables :

  • L’univers d’Arrow
  • L’univers de Daredevil

« The Arrow Universe » se compose de The Flash, série sortie en 2013, Vixen websérie d’animation sortie en 2015 et Legends Of Tomorrow sortie en 2015 également. Et plus récemment on peut y inclure Supergirl.

Pour rentrer dans le lard tout de suite la série Arrow à plusieurs gros problèmes :

  • Il n’assume pas son univers, de ce fait il atténue le côté dur et sombre que l’on retrouve souvent dans les comics DC. Pour exemple malgré deux premières saisons assez « bonnes », la série est vite tombée dans le fanservice et la surutilisation des morts qui reviennent à la vie (comme dans les comics vous me direz).
  • Multiplication des histoires de cœur pour captiver une audience de plus en plus jeune (logique de la chaîne CW).
  • Scénario cousu de fil blanc et schéma qui arrive à bout de souffle.

Alors même que la série avait très bien débutée, elle s’est très vite perdue en route en diluant son propos et sa violence pour plaire de plus en plus à un public d’adolescent. Cela s’est confirmé avec le lancement de son spin off « The Flash » complétement aseptisé et formaté afin de plaire au plus grand nombre. Et je ne parle même pas de « Legends Of Tomorrow » qui est juste… mauvais. Au final tu auras beau essayer de mettre en place des enjeux, lorsque ton univers n’est pas pris au sérieux il devient dès lors beaucoup plus compliqué de nous attacher émotionnellement aux personnages. ( ͡° ʖ̯ ͡°)

Alors quand tu as un public avide de sang qui recherche une adaptation à la hauteur de leurs attentes que fais-tu ?

Bah tu appelles Netflix, ainsi naquît le diable de Hell’s Kitchen. ᕦ⊙෴⊙ᕤ

DJLI (3)

Introduction

En 2013 fut lancé le plus gros plan de sauvetage de tous les temps, une tentative commune entre Marvel Studios, ABC Studios et Netflix : tenter de faire oublier le film Daredevil de 2003 avec Ben Affleck… noble cause n’est-ce pas ?! ( ´థ,_‥థ`)

Le plan est simple, étendre l’univers Marvel à la télévision en développant des univers différents mais cohérents les uns par rapport aux autres. Ainsi le projet est de créer 4 séries, avec à chaque fois un personnage iconique de l’écurie Marvel, qui devra se frotter avec un ou plusieurs méchants.

Les séries en question sont :

Cerise sur le gâteau, les super-héros présentés dans les différentes séries se rejoindront dans une même série :

Alors, la question à se poser est la suivante :

Que valent donc ces séries ?

DJLI

Daredevil, la justice aveugle

Devenu aveugle à l’âge de neuf ans à la suite d’un accident, Matt Murdock acquiert de nouvelles capacités,  notamment une acuité surdéveloppée. Il devient une fois adulte, avocat le jour, Daredevil la nuit dans le quartier de Hell’s Kitchen, corrompu par la criminalité depuis sa reconstruction après l’attaque des extraterrestres Chitauris.

Pour dire les choses clairement, s’il y a une seule série que vous devriez regarder dans les 4, c’est certainement celle-ci. ۹(ÒہÓ)۶

Pourquoi ?

Parce qu’elle rassemble tout ce que l’on voulait dans une adaptation de comics à l’écran.

Daredevil est censé être une espèce de « Batman » de l’univers Marvel (oui je ne compte pas Moon Knight) :

  • Simple humain en costume moulant
  • (Go Go) Gadgets à profusions
  • Une double vie compliquée à gérer

On retrouve dans les deux œuvres des thématiques liées à :

  • La morale
  • La justice
  • La vengeance

Mais pas que.

Daredevil c’est la création de gens qui connaissent la télévision et la manière dont fonctionnent ses différentes productions.

A l’image de Drew Goddard, scénariste de Cloverfield (2008), Seul sur Mars (2015) mais aussi malheureusement de World War Z (2013). Et à la télévision il est co-scénariste sur les quatre premières saisons de Lost et sur la dernière saison de Buffy contre les vampires.

Si celui-ci a dû quitter son poste de showrunner sur la série Daredevil, le flambeau a été repris par un ex-scénariste de Buffy contre les vampires : Steven S. DeKnight. Qui a aussi travaillé en tant que producteur sur la série Angel (spin off de Buffy), mais aussi réalisé quelques épisodes de Smallville.

Et pour boucler la boucle, qui d’après vous a remplacé Steven S. DeKnight ?

Douglas Petrie, showrunner de la deuxième saison de Daredevil aura également travaillé sur la saison 3 d’American Horror Story. Mais aussi sur Les Experts et bien évidemment sur… Buffy.

Sachant que c’est Joss Whedon qui créa Buffy contre les vampires et Angel, on s’étonne beaucoup moins qu’il ait pu scénariser et réaliser les deux Avengers ainsi que Marvel : Les Agents du SHIELD.

Complot entre toutes les parties prenantes de Buffy ? ¯\_(⊙_ʖ⊙)_/¯

Le mystère reste entier

La première saison s’attache à présenter le début du mythe Daredevil contre un des méchants emblématiques du comics du même nom : le Caïd. Pour ce faire la série va se doter d’une réalisation aux petits oignons, à base notamment de plans séquences et de scènes de baston hyper chorégraphiées.

La deuxième saison s’attardera cette fois ci sur un anti-héros : Le punisher. Personnage joué par Jon Bernthal qui retrouve ici des couleurs après son passage dans The Walking Dead.

L’occasion de se questionner sur ce qu’est un héros, sur la notion de justice et jusqu’où on peut s’autoriser à aller pour sauver les siens ou en tout cas les venger. Si au niveau du scénario cela reste du classique avec les questionnements du héros et la perte d’êtres chers, ici le souffle d’air vient d’une réalisation soigné qui sait prendre le temps d’iconiser proprement un personnage.

La série rend hommage à son matériel de base, en respectant l’univers du héros, malgré quelque petits changements.

Jessica Jones, le syndrome du méchant increvable

Pour vous dire la vérité, il me reste très peu de souvenir sur cette série… et pour cause elle est facilement oubliable. (´c_`)

Seule série sur les 4 à se concentrer sur une femme, l’histoire est celle de Jessica Jones ex-héroïne reconverti en tant que détective privée suite à sa rencontre avec Kilgrave, qui la manipulera et la forcera à tuer durant plusieurs mois. Profondément choqué, elle noie sa peine dans l’alcool et dans des affaires d’adultères.

Clairement l’univers Marvel à la télévision est à l’opposé de celui proposé sur grand écran. Ici la mort a de réelles conséquences sur les gens. Si dans Daredevil on parlait de justice, ici on parle de rédemption. Toute la série va porter sur le combat de Jessica Jones contre Kilgrave, mais surtout contre ses propres démons afin d’avoir la force de se relever.

Se relever après avoir été utilisé comme arme et après avoir tué des dizaines de personnes. Thème renforcé par une ville de New-York complètement métamorphosée après les événements d’Avengers.

Voilà pour le côté cool de la série, malgré tout j’aurais un seul reproche à son encontre : son méchant. (⋟﹏⋞)

Kilgrave est joué par David Tennant, mythique 10ème docteur. Le pouvoir de celui-ci est la capacité à contrôler quiconque, même si ce qui effraie le plus chez lui est sa mentalité complétement biaisée.

Le reproche que j’aurais à faire est le suivant : c’est un méchant increvable. Pas dans le sens où il est hyper fort donc presque invincible, non, dans le sens où le scénario empêche systématiquement qu’on le tue alors qu’à chaque fois c’est possible.  ಠ▃ಠ

Tout est réuni, le méchant, l’héroïne, le revolver, la balle mais comme par enchantement le scénario décidera que NON ce n’est pas le moment. On se retrouve alors dans un Looney Tunes où Gros Minet essaie en vain d’attraper Titi (ou Vil coyote avec Bip Bip si vous préférez).

A la fin on en vient simplement à être frustré par toutes les occasions ratées à cause d’un scénariste qui ne sait même plus où il veut aller.

D’ailleurs qui est à l’origine de la série ?… Melissa Rosenberg, qui est-elle ?…

« She is a producer and writer, known for Twilight: Chapitre 1 – Fascination (2008), Twilight: Chapitre 2 – Tentation (2009) » – IMDB

Ok, passons à la suite…

Luke Cage, le blues du manque de rythme

Carl Lucas est transformé en surhomme à la peau impénétrable après avoir été le cobaye d’une sordide expérience. S’étant enfui, il revient sous le nom de Luke Cage dans le Harlem d’aujourd’hui, à New York.

Ayant rencontré Jessica Jones à East Village, c’est bien à Harlem qu’on suivra ses aventures afin de défendre son quartier contre le crime qui la gangrène.

1er héros afro américain à avoir sa propre série, en plein dans les événements qui secouent les Etats-Unis et surtout les afro-américains du pays, la série se devait d’être le porte-voix de toute une population.

Outre les thématiques propres au genre :

  • La rédemption, la recherche d’un but dans la vie, l’utilisation ou non de son pouvoir pour le bien commun etc.

La série se porte en dénonciateur de son époque (un peu comme le fait son matériel de base), avec le message simple mais efficace : les héros portent également une capuche.

« Véritable pamphlet social, Luke Cage est à l’image d’une société oppressée en quête de sens et de légitimité » – Télérama (non je déconne). ❐‿❑

Plus sérieusement, le message est appuyé par une bande son particulièrement alléchante donnant la part belle aux artistes à la couleur ébène.

Malgré tout, la série est terriblement banale. Dans le sens où le rythme est terriblement plat et où on ne ressent jamais réellement les enjeux de la situation. Elle se laisse tranquillement regarder, mais aucun réel soubresaut… dommage.  Même si encore une fois, la réalisation est très soigné et les combats bien mieux chorégraphiés que dans les séries de la CW.

Iron Fist, « Tell, don’t show »

Danny Rand jeune milliardaire disparaît avec ses deux parents lors du crash de leur avion au sommet de l’Himalaya. Entraîné pendant plusieurs années par une mystérieuse organisation il deviendra «The Living Weapon » autrement appelé «The Iron Fist ».

Si les comics traitaient du thème de la vengeance, ici ce n’est clairement pas le cas. Danny souhaite revenir dans l’entreprise familiale afin de la purger de ses démons (un peu comme dans la série Arrow avec Oliver qui revient chez lui pour tuer tous les « méchants »). (  ̄ー ̄)σ

On ne le dira jamais assez le cinéma est l’art du « montrer ». C’est-à-dire qu’au lieu de nous bassiner de long discours, le réalisateur doit faire en sorte que l’on comprenne tout rien qu’en regardant l’écran, c’est le : show don’t tell. ( ̄へ ̄)

Or, ici on est clairement dans une dynamique inverse. Tout au long de la série le personnage de Danny nous racontera ce qu’il a vécu lors de son entrainement, sauf qu’on ne nous montrera presque RIEN de cela. La série se contentera de ne montrer que de tous petits flashbacks sans grand intérêt et surtout qu’elle nous repassera à chaque fois.

Là où Daredevil a engagé un enfant pour jouer le rôle de Matt Murdock, on nous montrera son entrainement et son évolution de la perte de sa vue au combattant que nous connaissons.  (°o°C=(_ _;

Alors que dans le cas d’iron Fist, l’enfant ne servira que dans deux ou trois flashbacks se concentrant davantage sur la relation qu’il entretenait avec ses proches plutôt que sur l’entraînement qui le mènera à devenir l’Iron Fist. (¬_¬)

Dès lors l’impact de ce nouveau héros est grandement réduit puisqu’on n’en sait très peu sur lui et surtout les rares combats dans lesquels il est impliqué n’ont clairement pas la prétention ni le niveau d’un plan séquence mythique de Daredevil.

Au final on se retrouve avec une série lente et sans grand intérêt. Parce que mine de rien, même si Luke Cage et Jessica Jones sont en dessous de Daredevil, ces séries peuvent compter sur un héros (une héroïne) charismatique et des méchants qui font le job pour entretenir un minimum d’intérêt.

Finalement comme ses consœurs, Iron Fist n’aura pour elle qu’une réalisation soignée et trop lisse.

DJLI (4)

Conclusion

On l’aura vu, il y a à boire et à manger dans ce qui est proposé. Ce qui est une très bonne chose. Globalement, malgré des longueurs et malgré des faiblesses de scénarios, ça reste du très haut niveau en termes de production.

On sent clairement les millions injectés dans ces différentes séries pour tenter de leurs donner une identité.

Rien que dans les choix des couleurs :

  • Rouge pour Daredevil
  • Mauve pour Jessica Jones
  • Jaune pour Luke Cage
  • Vert pour Iron Fist

Ça reste basique, mais ça fonctionne.

Daredevil est beaucoup plus sombre que ses comparses, la série pose des questions sur les limites de la loi et intègre les notions de moral et de code. Le rouge peut englober la colère et la violence du personnage, mais aussi la guerre qu’il mène sur deux fronts, sans oublier toute la symbolique avec son surnom : le diable de hell’s kitchen.

Jessica Jones traite de la décadence (de son personnage, mais aussi de certaines personnes qui viennent la voir pour déterrer le pire des autres), sans oublier de l’espoir de se relever. Le mauve peut symboliser dans son cas, l’esprit brisé par le temps et les épreuves, d’où sa crainte quotidienne de reprendre la cape et la possibilité pour elle de se relever et d’oublier sa tristesse en s’investissant dans quelque chose de plus grande qu’elle.

Luke Cage met en avant la lutte. La lutte pour « survivre » au quotidien mais aussi la lutte pour sortir des préjugés que l’on peut porter sur nous ou les autres. Sa couleur étant le jaune on va tout de suite éviter la symbolique sexuelle… quoi que dans son cas… . On peut interpréter cela comme la puissance et peut-être aussi la foi.

Iron Fist aborde la question de l’identité et de l’héritage. Qui suis-je ? Que dois-je faire ? Le vert est donc la couleur qui lui va bien d’où son instabilité et son immaturité face aux événements. Sans compter toute la symbolique bouddhiste qui va avec, le jeune protecteur qui pour sauver les autres doit se sauver lui-même en trouvant l’équilibre (ou la paix intérieure).

The Defenders

Tout cela pour dire, vous n’êtes pas obligé de regarder toutes les séries pour pouvoir regarder The Defenders, mais ça reste intéressant de voir comment ces personnages ont évolués, comment ils vont se réunir et surtout pourquoi ?

Ce sont ces mêmes questions qui ont été posées pour l’univers Marvel au cinéma, du coup, la seule interrogation à avoir est la suivante :

Une fois le point d’apogée atteint (The Defenders), garderons-nous le même intérêt pour les aventures de ces héros ?*


*Réponse : Probablement

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Le fantastique Netflix [The OA]

Première critique d’une série fantastique signée Netflix, dont l’introduction est à retrouver ici.

The OA

Prairie Johnson, jeune fille aveugle adoptée, réapparaît brusquement sept ans après avoir disparu dans des circonstances mystérieuses. De retour chez elle, celle-ci s’identifie désormais comme étant « The OA », mais le plus étrange reste à venir, à commencer par le simple fait qu’elle n’est plus aveugle.

Fin décembre 2016, Netflix dévoile contre toute attente une nouvelle série, peu après la bombe Stranger Things. Bonne ou mauvaise nouvelle, cette nouvelle série est tout de suite comparée à sa consœur.

On présente un groupe d’individus avec chacun un rôle à jouer dans l’intrigue, un protagoniste mystérieux cachant un lourd secret, un village qui va se retrouver au cœur des événements etc. Passé ces quelques ressemblances, les séries se distinguent tout de même par les thèmes abordés. (☞ ͡° ͜ʖ ͡°)☞

The OA est une co-création de Zal Batmanglij et Brit Marling. Le premier est un réalisateur et scénariste américain relativement peu connu du grand public. Mais déjà à la réalisation de deux longs-métrages et d’un court-métrage :

  • Sound of My Voice, film sorti en 2011 avec Brit Marling
  • The East, film sorti en 2013, toujours avec Brit Marling

C’est donc naturellement que notre duo revient en 2016 avec The OA, avec une nouvelle fois Batmanglij derrière la caméra et Brit Marling dans le rôle principal.

La série met en scène en plus de Prairie Johnson (jouée par Brit Marling) :

  • Elizabeth « Betty » Broderick-Allen, professeur dans le lycée du coin.
  • Steve Winchell, gamin à problème et véritable petite teigne.
  • Jesse, jeune garçon se débrouillant quasiment tout seul depuis la mort de ses parents.
  • Alfonso « French » Sosa, jeune espoir de la famille, travaillant d’arrache-pied pour obtenir une bourse inespérée.
  • Buck Vu, jeune transgenre en quête d’identité et de réponses.

Du côté des acteurs, on retiendra :

  • Scott Wilson, que l’on connaît récemment pour son rôle d’Hershel Greene dans la série The Walking Dead. Jouant ici le rôle d’Abel Johnson, père adoptif de la jeune Prairie.
  • Jason Isaacs, homme de théâtre, acteur et doubleur, qui joue ici le Dr. Hunter Aloysius « Hap » Percy. Que l’on connaît pour son rôle mythique de Lucius Malefoy dans Harry Potter et que l’on a récemment aperçu au cinéma dans A Cure for Life.

Du coup, c’est bien ou c’est pas bien ?

The-OA

Bah c’est bien… (ง ° ͜ ʖ °)ง

Pour plusieurs raisons :

Les personnages

De retour chez elle, Prairie cherche à joindre activement quelqu’un, pour ce faire elle semble avoir besoin de l’aide de plusieurs personnes… pourquoi ? On ne le saura que bien plus tard. C’est ainsi que se forme un groupe de personnes aux horizons diverses.

Betty Broderick-Allen est l’institutrice qui ne sait plus « comment » enseigner, Steve Winchell est l’exemple même de gamin à problème qui pour se relever doit d’abord toucher le fond, Buck Vu est un jeune garçon peu sûr de lui et qui cherche à s’entourer d’amis etc.

Tout ce beau monde va se rencontrer et changer au contact de Prairie qui en échange va leur demander de l’aider dans sa propre quête. L’histoire de Prairie n’est donc qu’un prétexte pour en apprendre davantage sur ces personnes qui apportent bien plus de questions que de réponses. (っಠ‿ಠ)っ

Les thèmes abordés
  • L’amitié

L’amitié qui se crée entre des personnes qui n’ont rien à voir les uns par rapport aux autres et qui se retrouvent pour le meilleur comme pour le pire.

  • L’amour

L’amour entre des parents et leur enfant ou encore l’amour d’une fille pour son père. Sans oublier l’amour qui peut naître entre des amis.

Bon, on a rapidement parlé du fait que la jeune aveugle ne l’est plus une fois de retour chez elle. Mais le fantastique de l’œuvre se révèle également à un autre moment :

  • La thématique de la vie après la mort

En effet, on est loin de l’ode aux années 80 de Stranger Things et de l’enquête paranormale. Ici on va s’efforcer de creuser un autre mythe, celui de la vie après la mort. Et qui d’autre que l’excellent  Jason Isaacs pour jouer le rôle du scientifique fou prêt à tout pour découvrir enfin la vérité.

Je ne vais pas vous en dire davantage la dessus pour ne pas vous spoiler une partie de l’œuvre, mais sachez que Prairie se fera une joie de vous la raconter. La série prend donc le temps au travers d’une réalisation léchée de nous conter l’histoire du Dr Jason Isaacs, de prouver qu’il y a bien une vie après la mort… ce qui dois certainement vous laissez perplexe et pour cause… . (╭☞• ⍛• )╭☞

Le doute

La série entière repose sur le doute et l’incertitude :

  • L’incertitude du professeur qui ne sait pas comment gérer l’un de ses élèves
  • L’incertitude du chercheur qui ne sait pas s’il arrivera à prouver sa théorie
  • L’incertitude d’un gamin vis-à-vis de lui-même et de son entourage
  • L’incertitude du spectateur vis-à-vis de l’histoire de Prairie qui lui est racontée

Etc.

Cette série laisse davantage de questions à la fin de la saison, que de réponses. ᕕ( ಠ‿ಠ)ᕗ

Au final

Contrairement à Stranger Things où l’on vous montre clairement que la situation est étrange et que le fantastique s’impose de lui-même aux personnages au fur et à mesure de l’œuvre, ici, on vous demande un peu plus d’implication. On vous demande de croire en l’histoire de Praire, tout en vous faisant douter de celle-ci.

  • Comment accepter le rocambolesque d’une situation, quand celle-ci est racontée par une ex-captive qui a été droguée aux médicaments presque toute sa vie ?
  • Comment refuser de croire en cette histoire quand certaines preuves sont irréfutables ?
  • Au final, comment démêler le vrai du faux ?

Voilà ce qui vous attend dans The OA… vous êtes prêts ?

Bon visionnage ಠ‿↼


2/n

Revolution… mais de quoi ?

Waouh, le dernier article date du 09 Mars… où est ce que j’étais ?

Aux toilettes… enfin je crois (ง ° ͜ ʖ °)ง

Bon pour mon retour, on va essayer de faire très court, principalement parce qu’il n’y a pas grand-chose à dire sur la série dont je vais vous parler (et accessoirement parce que ça m’arrange). Du coup, je vais certainement tirer sur une ambulance, mais cela me permettra également d’introduire le phénomène des séries annulées.

Vous êtes prêts ?

Avant-propos

Q : Pourquoi une série est annulée ?

R: Parce qu’elle est mauvaise vous me direz, pas nécessairement !

Une série peut être annulée pour diverses raisons, mais celles que je retiens sont :

  • Une faible audience (ou en tout cas qui ne satisfait pas les producteurs et la chaîne qui diffuse la série en question)
  • Un coût de production trop important

Par exemple :

La série dont on va parler aujourd’hui est une série annulée faute d’audiences suffisantes, autre exemple de série annulée à cause d’un coût de production trop important on peut citer Rome. Parfois c’est l’addition de ces deux éléments qui pousse la chaîne à annuler la série, malgré une qualité au rendez-vous : Marco Polo sur Netflix.

Une série n’est pas nécessairement annulée parce qu’elle est mauvaise, au contraire, tant qu’elle est suivie par une audience suffisante elle ne sera jamais annulée. C’est le cas notamment des soap-opéras (quoi que c’est encore plus particulier), mais on peut également citer Smallville, qui malgré son schéma hyper répétitif et une Lana insupportable, a su atteindre les 10 saisons. (ノ ̄ー ̄)ノ

En attendant, certains producteurs peuvent prendre en compte la déperdition de qualité de leur série et décider de la terminer au travers d’une « season final ». Dans ce cas-là, on ne parlera pas d’annulation de série, mais d’une production achevée. L’occasion parfois de donner une vraie fin à une histoire, pour le meilleur ou le pire (How I Met Your Mother).

L’autre type d’excuse à une annulation de série est le coût de production.

Là c’est simple, c’est le ratio combien je donne d’oseille, combien la série me rapporte. Même si une série coûte affreusement chère à produire, du moment qu’elle rapporte assez d’argent alors la série continuera : Game Of Thrones par exemple (ou encore Westworld). Et même si la série ne coûte pas spécialement chère à produire, de faibles audiences peuvent quand même sonner son glas : Utopia.

Mais aujourd’hui on s’attaque à une série pas vraiment bonne, qui a mérité son sort quelque part, je parle ici de : Revolution.

Revolution

Késako ?

Revolution est une série américaine diffusée entre 2012 et 2014 sur la chaîne NBC aux Etats-Unis. La série se compose de 2 saisons réparties en 42 épisodes.

L’histoire est celle de Charlie Matheson qui mène sa petite vie tranquille, 15 ans après un blackout mondial qui laissa le monde sans électricité et sans gouvernements, ceux-ci, remplacés par des milices armées se partageant des territoires.

Certes le synopsis vous donne envie d’aller regarder cette série de plus près… sauf qu’il ne faut pas.

Ce n’est pas faute d’avoir un casting intéressant, puisqu’on notera surtout deux figures :

  • Elizabeth Mitchell, qui joue le rôle de la mère de l’héroïne et que vous connaissez peut-être pour son rôle de Juliet Burke dans Lost (aperçue également récemment dans  American Nightmare 3 : Élections, dans le rôle de la sénatrice Charlene Roan).
  • Giancarlo Esposito, qui joue le capitaine Tom Neville, mais que l’on connait mondialement pour son rôle de Gus Fring dans Breaking Bad.

Le reste du casting est très inégale et cela se ressent dans le jeu, on oscille entre le moyen et le médiocre. La palme revenant à l’héroïne  du show : Tracy Spiridakos.

Elle joue donc ici le rôle de Charlie Matheson à la recherche de son frère disparu… alors comment dire… ce personnage est pire que tout… et je reste courtois (comme Thibaut). ( ̄▼ ̄)

C’est tout bonnement le vide, c’est l’exemple type de la fausse bonne idée. Dans ma critique sur 3% je mettais en avant le fait que la série comporte peut-être un fond, mais manque cruellement de forme, ici c’est à peu près la même chose.

Revolution pose un concept intéressant à la base, mais l’exploite très mal et cela est non seulement dû à un jeu d’acteur très inégale, mais aussi à un personnage principal tout simplement inutile au possible.

Aucun attachement ne se fait, on reste juste perplexe face à une héroïne sans charisme qui ne sait pas franchement ce qu’elle veut.

Au final

Un concept sympa au départ mais qui tombe très vite à plat face aux décors vides et à l’ambiance quasi monotone qui peine à convaincre. La série reste un petit survival post-apocalyptique pas franchement réussie.

J’eu extrêmement de mal à aller au-delà du deuxième épisode tellement c’était poussif et inintéressant.

Alors que je rappelle que la série a été produite par nul autre que J.J Abrams et Bryan Burk, habitués à travailler ensemble depuis Lost. Comme quoi, tout le monde peut se tromper. ( ´_ゝ`)

Cela peut également explique comment une série aussi moyenne a pu survivre deux saisons avec au peu d’audiences.


En tout cas, je vous déconseille cette série, après libre à vous d’aller souffrir ! ಠ‿↼

 

Le « fantastique » Nextflix [Intro]

A little context

Si je vous dis Netflix, vous me répondez quoi ?

Personnellement je réponds : binge watching, séries de grandes qualités, nouvelle manière de consommer et redoutable concurrent.

Pourquoi ?

Parce que ce nouveau concurrent sur le marché de mise à disposition de produits culturels (oui cette phrase est bien trop longue) offre de très belles choses et une alternative convaincante à la télévision.

Sans plus de palabres et grâce à ce judicieux jeu de mot présent dans le titre de cet article, on va se lancer ensemble dans une nouvelle grande aventure : le traitement du fantastique par Netflix. ヾ(`・ω・´)ノ

Pour les deux du fond qui ne connaissent toujours pas ce nouveau poids lourd du monde internet, petit rappel des faits.

Présent en 2017 dans 190 pays à travers le monde, Netflix est une entreprise américaine crée en 1997 (oui moi aussi je pensais qu’elle était plus récente… mais non) proposant un service de streaming légal de films et de séries à la demande. Ou comme ils aiment à s’appeler : service de contenu en flux continu. (  ̄ー ̄)σ

Celle-ci propose plusieurs offres permettant d’avoir accès à un catalogue plus ou moins important (selon le pays de résidence) de films et de séries.

Disponible depuis un ordinateur portable, une tablette ou encore un smartphone, depuis 2010 la plateforme est également disponible sur certaines consoles de salon (Xbox, Playstation, Wii), depuis 2013 sur les téléviseurs connectés et depuis 2014 à partir de nos box internet.

Netflix s’est donc fait connaître ses dernières années grâce à ses différentes productions originales. Et quand je parle productions originales, je parle bien évidemment de séries telles que :

Etc.

Mais aussi plus récemment de films tels que :

  • Spectral (que j’ai trouvé moyen)
  • iBoy (avec Maisie Williams de GOT)
  • Bright (avec Will Smith)

Etc.

L’objectif pour Netflix est simple :

«…tenter de conquérir le monde »

Non, enfin oui, mais ce n’est pas aussi simple.

La stratégie de départ qui était d’acquérir les droits des séries produites par d’autres chaînes, tel que Scream (MTV), The Expanse (Syfy), Ajin (Polygon Pictures) etc, n’est plus nécessairement la stratégie qui prévaut aujourd’hui. En effet, Netflix veut s’émanciper de plus en plus grâce à ses propres productions.

Alors même que ses abonnés réclament davantage de séries non produites par la plateforme, notamment en Europe où le catalogue est bien inférieur à celui des américains. Mais bon passons.  (´c_`)

Suivant leur stratégie de développement, Netflix lança avec House Of Cards (que je vous conseille très fortement) en 2013 ses productions originales.

Même si Netflix ne cherche pas forcément à s’enfermer dans un style ou un genre en particulier, force est de constater que les productions qui font le plus parler d’elles sont les séries dramatiques (coucou Orange Is The New Black) et fantastiques (et là j’englobe les adaptations de comics et les scénarios originaux).

Mais depuis récemment comme dit plus haut, ils se sont lancés dans la production cinématographique, mais pas que.

En effet, en Avril 2015, il lançait Daredevil, permettant d’étendre sur le petit écran le Marvel Cinématic Universe. Oui, qui avait déjà commencé son extension avec Marvel, agent du shield, mais j’aimerais me concentrer sur les séries de qualité si vous le voulez bien. ( ͡~ ͜ʖ ͡°)

On aura donc l’occasion de reparler du « Daredevil Universe » une autre fois.

Pour le moment on va se concentrer sur les séries fantastiques Netflix, en dehors des co-productions Marvel.

Bon le cadre est posé, de quelles séries va-t-on parler ?

Pr 1 : Très bonne question !

Pr 2 : Merci bien.

Pr 1 : Non merci à toi d’y répondre !

Pr 2 : Merci à toi d’avoir posé la question.

Pr 1 : Je t’en prie, tout le plaisir était pour moi !

Pr 3 : Lequel je dois buter pour qu’on puisse avancer ?

Pr 4 : A mon avis les deux !

Pr 1 : On est comme l’hydre, plus vous nous abattrez, plus on reviendra nombreux.

Je m’inquiète de ma capacité à écrire ces conneries sans réfléchir. D’ailleurs c’est comme Split, je parle du dédoublement de personnalité, pas de ma capacité à écrire des conneries. ( ͠° ͟ʖ ͡°)

Bon revenons à nos moutons, les séries dont j’ai envie de vous parler sont :

On va donc commencer par ces 6 séries, sachant que l’année avance, les articles sortiront de manières très irrégulières et pas forcément dans l’ordre énoncé.

Introduction

Netflix Illustrations Ahead Of Earnings

L’arrivée de Netflix en France comme à l’international a provoquée beaucoup d’émoi. Comment faire pour contrer un nouveau concurrent bien décidé à casser les prix, mais surtout les codes ?

En France l’accueil a été plus chaleureux du côté du public que des concurrents… normal vous me direz. Mais cette nouvelle concurrence a été enfin l’occasion de revoir le marché de la vidéo à la demande en France.

MyTF1 VOD, Orange, CanalPlay, SFR Club Vidéo… tous ont dû revoir leurs offres afin de s’adapter non seulement à Netflix, mais aussi face aux autres concurrents qui ne comptent pas se laisser faire.

Le combat commence à peine en France, mais il a déjà débuté à l’étranger. A l’image des oscars 2017 où Netflix repartira avec une statuette pour son court-métrage documentaire « The White Helmets », contre 2 pour son concurrent Amazon avec « Manchester By The Sea ».

Netflix va donc devoir batailler non seulement avec Amazon Vidéo (crée en 2006), connue pour le très bon « The Man In The High Castle », mais aussi avec Hulu (rassemblement de NBC, de la Fox et de Disney) crée en 2007 et connue pour « 11/22/63 » (adaptation de Stephen King produit par J.J Abrams), « The Path » (avec Hugh Dancy et Aaron Paul) et encore plus récemment pour « Shut Eye » avec Jeffrey Donovan.

Quand vous me dites Jeffrey Donovan, je pense Burn Notice. v( ̄ー ̄)v

En 2017, Netflix s’est illustré dans les genres de la comédie, du drame, du thriller, de la science-fiction, de l’horreur ou encore de l’aventure.

Avec House Of Cards sorti en 2013, Netflix a lancé une machine dont la plupart des créations sont des réussites (enfin, après on peut en rediscuter bien sûr). Même si on notera quelques sorties de route (Hemlock Grove, Marco Polo, 3%…) davantage dues à de mauvaises audiences qu’à un défaut réel de qualité (mais pas que oui en effet).

On a parlé d’internationalisation un peu plus haut, la particularité de Netflix réside également dans sa stratégie d’implantation (oui on va également parler commerce international #kestuvafaire). (ㆆᴗㆆ)

En 2012 il lançait « Lilyhammer », outre le fait que cette série soit géniale, elle est également coproduite… avec la Norvège. Autres exemples, la série « Atelier » sortie  en 2015 est coproduite avec le Japon, « Paranoid » (2016) est coproduite avec l’Angleterre ou encore « Marseille » qui est coproduite… avec la France (on est maudit). ( ̄x ̄;)

Bon vous voyez le tableau, Netflix est également un bon moyen de toucher un public différent de celui qui regarde uniquement la télévision et quoi de mieux que de pénétrer un pays qu’en leur proposant une création originale qui pourra être visionnée par le monde entier (ou presque).

On en a rapidement parlé, mais Netflix ce n’est pas uniquement des séries et des films, c’est aussi des documentaires et qu’est-ce que ça fait quand on mélange les deux ?

Des chocapics ?

…non…

Des docu-séries, type « Making a murderer » (2015), qui sont des documentaires adaptés au format série.

Pour résumer, cette plateforme SVoD (Subscription Video on Demand) propose bien des choses intéressantes qui méritent que l’on s’y attarde. Mais pour l’heure, on va se pencher sur quelques créations qui valent le détour… ou pas. ⌒(・x・)⌒


1/n

Basilisk : comment créer une mythologie ?

Il est extrêmement difficile de créer un univers cohérent et convaincant.

Pourquoi ?

Parce qu’il est aisé de présenter une situation, des personnages et les relations qui lient ces personnages à leur environnement, mais encore faut-il y croire. Prenons des exemples : (  ̄ー ̄)σ

  • Dans Naruto, le visage des Hokage sculpté dans la pierre à l’intérieur du village de Konoha nous indique que le village a un passé. Qu’il a connu différentes histoires avec différents protagonistes. Cela est appuyé par les (très) nombreux flashbacks des différents personnages présentés au fil du parcourt initiatique de Naruto. Cela aide le spectateur à comprendre que l’histoire ne commence pas nécessairement avec Naruto, mais que l’histoire a déjà débutée et que nous prenons le wagon en route, pourquoi ? L’histoire nous le dira.
  • Dans The Walking Dead, Rick se réveille à l’hôpital, il est seul et découvre ce qu’il reste de la ville qu’il a toujours connue. Au cours des épisodes il découvre en même temps que le spectateur les vestiges d’une catastrophe que l’on devra élucider.
  • Dans One Piece, tous les épisodes (ou presque) commencent par le speech de Gold D Roger qui dit avoir caché un trésor sur une île, ces quelques mots vont pousser plusieurs pirates à se lancer dans la quête de ce trésor, y compris notre personnage principal : Monkey D Luffy. La question est donc qui est Gold D Roger ? Pourquoi tout le monde semble intéressé par son trésor ? Comment cela se fait-il que personne ne l’ai trouvé avant ? Etc. Sans oublier les nombreuses autres questions liées aux organisations présentées dans l’œuvre ou encore à la technologie utilisée.
  • Dans Dr.House, le personnage du docteur nous est tout de suite présenté comme antipathique, sûr de lui et terriblement intelligent. Il possède une canne et semble n’avoir rien à faire de l’ordre et des règles de l’hôpital. Au fur et à mesure des épisodes on se rend compte qu’il est extrêmement connu, que ce soit dans son hôpital ou même à l’extérieur de celui-ci. Pourquoi ? Que lui est-il arrivé ? Comment expliquer son comportement ?

Ces différents exemples ont en commun le fait que l’histoire débute dans une certaine temporalité qui indique qu’il y a eu des événements bien avant et qu’on va commencer à suivre une histoire qui est déjà établit. ( ̄ー ̄)b

Vous me direz :

C’est l’évidence même

Je vous répondrai que non, par exemple les mangas « one shot » qui ont vocation à ne durer que quelques chapitres n’ont pas nécessairement besoin de présenter les débuts d’un gigantesque univers qui devra être expliqué (ou pas) dans le futur.

Même chose pour certaines séries (notamment comiques) qui vont davantage chercher à décrire la situation présente que l’on découvre dès le départ et qui ne vont pas nécessairement prendre le temps de développer le passé des personnages.

Ou s’ils prennent le temps, le feront uniquement au travers du simple dialogue où de quelques scènes flashbacks à base de perruques et de moumoutes. (´c_`)

Du coup, où je veux en venir avec tout ça ?

Bah l’anime japonais du jour va m’aider à illustrer mon propos, tout simplement… ouais je ne vais pas chercher très très loin vous savez.

Avant-propos

A la création de ce site internet, Aurélie, qui est citée ici, m’a demandé si j’allais parler de Basilisk, je répondis non puisque ne connaissant pas l’œuvre en question.

Ni une ni deux elle me prêta le manga et le début de l’animé. Ainsi, au fur et à mesure de ma découverte de l’œuvre plusieurs questions se sont posées à moi. (  ̄^ ̄)

Basilisk est à la base un manga de type seinen écrit et dessiné par Masaki Segawa. Celui-ci est surtout connu pour Basilisk sorti en 2003, mais il est également l’auteur de :

  • Senma Monogatari, en 1997
  • Onikiri Jyuzo, en 1998
  • Y十M, en 2005
  • Yama Fu-Tang, en 2010
  • Honey VS, en 2012
  • Ore no 100 Hanashime!!, en 2015

Il s’est spécialisé dans le genre de l’action, le fantastique et le drame. C’est ainsi que la plupart de ses œuvres sont des mangas davantage accès jeune adulte (seinen).

L’histoire est adaptée du livre : « Koga Ninpo Cho » de Fūtarō Yamada qui aura connu diverses adaptations :

  • Un film d’animation librement adapté : Ninja Scroll (1993)
  • Un film live action : Shinobi : Heart Under Blade (2005)

Et bien sûr une adaptation en animé diffusée entre avril et septembre 2005 : Basilisk.

L’histoire quelle est-t-elle ?

Pour décider de la succession du trône, le shogun du pays, Ieyasu Tokugawa, décide de lever le pacte de non-agression ayant lieu entre deux vieilles familles ninjas de la région : les Iga et les Koga. Cela afin de décider qui de l’aîné ou du cadet deviendra le prochain shogun. Iga représentera le fils aîné Takechiyo, et le clan Koga le fils cadet Kunichiyo. C’était sans compter sur l’amour entre Oboro de la famille Iga et Gennosuke  de la famille Kôga.

Le décor est planté et comme le manga et l’anime sont très proches on va commencer par le manga et on continuera avec l’anime, puisque l’analyse globale vaudra pour les deux. ( ̄ー ̄)b

basilisk

Le manga

Alors que le manga a été prépublié au Japon entre 2003 et 2004 dans le Young Magazine Uppers. En France l’histoire a été compilée en un total de cinq volumes sortis entre octobre 2006 et juin 2007 aux éditions : Kurokawa.

On va dès lors suivre dans cette œuvre les différents combats entre ces deux clans ninjas avec d’un côté le clan Iga et de l’autre le clan Koga. Etant donné que les deux côtés ont donnés une liste de 10 combattants, on va essayer de faire court pour chacun d’entre eux.

Le clan Iga

  • Oboro, protagoniste principale, elle n’a aucune compétence en techniques ninja mais possède la particularité d’annihiler n’importe quelle technique secrète grâce à ses yeux. Elle est amoureuse de Gennosuke du clan Koga et se refuse à prendre part au massacre qui va se dérouler
  • Tenzen Yakushiji, second chef du clan, il est un des plus rusés et des plus prudents de son clan. Très fort au combat il possède une technique secrète redoutable que peu de personnes connaissent. Il est plus que ravi de la fin du pacte de non-agression entre les Iga et les Koga puisque cela va lui permettre d’enfin exterminer ses ennemis de toujours. \( ̄■ ̄)
  • Akeginu est la confidente et la garde du corps d’Oboro, toujours à ses côtés, elle est d’une grande empathie envers ses partenaires. Elle développera par la suite des sentiments amoureux pour Koshirô.
  • Koshirô Chikuma est l’apprenti de Tenzen, il voue lui aussi une haine envers les Koga. C’est un ami d’enfance d’Oboro, quasiment élevés comme frère et sœur.
  • Jingoro Amayo possède une apparence assez particulière lui faisant un peu ressembler à un homme poisson. Il est spécialisé dans l’assassinat et sait se fondre dans son environnement afin de mieux surprendre.
  • Nenki Mino, très fort mais impétueux et ingérable. Terriblement sûr de lui, il conteste souvent les ordres de Tenzen et met sa vie et celle des autres en danger. Il est souvent affilié à Hotarubi pour ses missions.
  • Hotarubi possède un serpent de compagnie, très sûr d’elle, elle entretient une relation amoureuse avec Yashamaru.
  • Yashamaru est le premier ninja Iga qui nous est présenté. Il affrontera un ninja de Koga en présence du Shogun. Il est impétueux, arrogant et a pour mission d’informer le reste du clan de la fin du pacte de non-agression.
  • Rosai Azuki est un homme élastique qui peut étirer chacun de ses membres tout en conservant une solidité incroyable.
  • Ogen Iga est la chef de son clan elle assistera à la fin du pacte de non-agression avec les Koga en présence du Shogun.

Le clan Koga

  • Gennosuke Kôga, puissant guerrier son amour avec Oboro était pour lui l’occasion d’enterrer pour de bon la hache de guerre entre Iga et Koga.
  • Kagerô, femme fatale, elle est depuis toujours amoureuse de Gennosuke, sentiment qu’il ne partage pas.
  • Saemon Kisaragi, est le plus empathique de son clan, il ne ressent pas forcément de la haine pour l’ennemi. Il est le grand frère d’Okoi.
  • Okoi Kisaragi, petite sœur de Saemon, elle est sportive et provocatrice.
  • Hyôma Muroga, personnage très intelligent c’est le second en chef du clan ainsi que le maître de Gennosuke, considéré comme aveugle, ses autres sens sont encore plus aiguisés.
  • Gyôbu Kazumi, spécialiste de la dissimulation, il voue une haine aux Iga, responsables de la mort de son père.
  • Jûbei Jimushi, astrologue du clan, ses prédictions se révèlent souvent justes. Il se déplace tel un serpent étant donné qu’il n’a ni bras, ni jambes. (donc pas de chocolat ?!)
  • Jôsuke Udono, gros mais rapide, il ressent lui aussi de la défiance vis-à-vis des Iga. Son caractère lui joue parfois des tours, surtout auprès des femmes.
  • Shogen Kazamachi, personnage très agile, il est choisi pour affronter les Iga en présence du Shogun. C’est à lui que le chef du clan confie la lourde tâche d’informer le reste du clan de la fin du pacte de non-agression.
  • Danjo Koga, chef du clan, grand-père de Gennosuke, par le passé il eut une relation avec la chef du clan Iga : Ogen.

Vous l’aurez compris l’histoire va tourner autour de ces personnages et de leurs combats. Mais on va également s’attarder sur leurs relations, leurs interactions et leurs passés. Le manga est plutôt rapide à lire et les chapitres s’enchaînent selon le même schéma. On est tantôt mis du point de vue des Iga et tantôt dans celui des Koga.

L’intérêt principal résidant dans le fait qu’à la fin de chaque chapitre (ou presque) un protagoniste d’un des deux côtés est tué. Côté dessin, c’est très beau. Masaki Segawa arrive à capturer les émotions de ses personnages, notamment en dessinant quasi exclusivement des cases entièrement occupées par les combats entre les membres des deux clans.

Le dessein fourmille de détails permettant de saisir avec une réalité étonnante les émotions de nos différents anti-héros. Au final, les combats sont très bien retranscrits, la mort est parfaitement détaillée offrant ainsi de l’hémoglobine aux fans du genre.

L’anime se devait donc d’être à la hauteur de ce qui était proposé en terme de divertissement pur. ( ・`ω・´)

L’anime

Et ce fut le cas. Celui-ci fut réalisé par les studios Gonzo entre 2003 et 2004 au Japon. Pour vous situer un peu, ils sont également à l’origine de l’adaptation de Gantz en 2004 et d’Hellsing en 2001.

L’anime est plus que fidèle au manga d’origine, on a à faire aux mêmes personnages, aux mêmes enjeux et aux mêmes morts, rien ne change… ou presque.

Visuellement déjà, c’est très réussi. Les combats sont prenants et fourmillent de détails. Sans oublier qu’on a à faire aux mêmes thématiques :

  • La thématique de la mort

Forcément dans un manga où l’on s’entretue toutes les secondes c’est normal. Ici tous les personnages sont prêts à mourir pour défendre le symbole du clan. Finalement, si la mort d’un ennemis est insignifiante, ce n’est pas le cas pour les guerriers de notre propre camp. Ce qui fait que chaque mort est une occasion de pleurer un camarade du champ de bataille.

  • La thématique de l’honneur

L’honneur est une chose importante pour les japonais et cela se ressent au travers de leurs œuvres. Celui-ci va d’ailleurs de pair avec la thématique de la mort. Comme dans beaucoup de mangas sur ce thème, l’honneur du clan et du guerrier est indissociable du ninja. Pire que la mort, le déshonneur est l’insulte ultime.

  • La thématique de l’amour

Evidemment, je n’en ai pas encore parlé, mais c’est quand même une donnée primordiale du manga et de son anime, c’est la relation entre Gennosuke et Oboro. D’un côté un idéaliste qui pense que cet amour est possible et qu’il est possible de réunir les deux clans. De l’autre, la candeur qui conserve un espoir que les choses peuvent revenir à la normal malgré le fait que les morts s’entassent chaque jour. Jusqu’au bout ils croiront cela malgré la flagrante vérité.

Et des thématiques il y en a d’autres : l’espoir, la manipulation, l’envie (la luxure), l’amitié, le ressentiment ou encore la famille.

Et comme cet article commence à être bien assez long comme ça on va directement voir les points qui ne vont pas… oui sans transition. ( ◔ ౪◔)⊃━☆゚.*・

Mes réticences

Basilisk possède bien des points positifs comme on vient de le voir, malgré tout, en lisant le manga et encore plus en regardant son adaptation anime, quelque chose manquait à cette œuvre.

  • Et qu’est ce qui manquait ? ( ̄ー ̄)
  • I’m glad you fucking ask* (  ̄ー ̄)σ

Tout simplement un background, un univers ou une mythologie si vous voulez.

Pour intéresser le lecteur ou le spectateur et pour prouver que votre œuvre existe dans un monde bien à lui, il lui faut une : mythologie.

Par exemple, Dragon Ball possède une mythologie (qui s’agrandi de plus en plus d’ailleurs), One Piece possède une mythologie (dont on sent le poids alors même qu’on en connaît qu’une toute petite partie), Naruto possède une mythologie (dont l’héritage est en train d’être foulé du pied mais ça c’est un autre débat) etc.

Or Basilisk, en mon sens ne possède pas de mythologie… ou elle est très bien cachée dans ce cas là. ( ͡° ʖ̯ ͡°)

Entendons-nous bien, il existe bel et bien une histoire. Celle-ci nous est racontée encore mieux dans l’anime qui prends davantage de temps que le manga pour décrire le passé des personnages mais aussi pour mieux comprendre les enjeux.

Mais à aucun moment on ne sent réellement le poids du passé sur les épaules des protagonistes. On a vraiment l’impression du service minimum en termes de relations entre les personnages. Même la relation Gennosuke – Oboro n’est pas développée.

Qu’est ce qui lie Gennosuke à Oboro ? Outre son regard qu’est ce qui a charmé Gennosuke ? D’où vient son envie de réunir les deux clans ? Etc.

Apparemment la haine entre les deux familles perdure depuis plus de 400 ans, mais le seul conflit qui nous est vraiment raconté est celui de la  « trahison » des Koga envers les Iga quelques années plus tôt.

Côté développement de personnage, le manga ne nous dit pas grand-chose, par contre l’anime s’attache davantage à nous décrire l’enfance d’Oboro et de Gennosuke, ainsi que l’entrainement de ce dernier.

D’ailleurs, comment est-ce qu’ils s’entraînent ? L’autre intérêt du manga est de découvrir les différentes « techniques cachées » des protagonistes, on va donc enchaîner les combats en trépignant d’impatience de découvrir ces fameuses techniques. Mais en dehors de ça, les combats sont très pauvres, dès q’un personnage est en difficulté il a tout de suite recours à sa technique secrète… c’est pas comme s’ils n’avaient pas reçu un entraînement spécial au sabre, au shuriken ou autre.

Quelles sont les différences entre Iga et Koga ? En termes de techniques ninja je parle, mais même en termes de mode de vie. A un moment on fait mention du fait qu’une technique peut s’hériter… donc il existe des familles ninja un peu comme dans Naruto non ? Bah on ne le saura jamais étant donné que ce n’est pas développé  (╯ಠ_ಠ)╯︵┻━┻

La question à se poser aussi, c’est, où sont les autres ninjas ?

Je rappelle qu’on n’en connaît que 10 dans chaque camp.

On n’en voit qu’une seule fois et c’est lorsque les Iga essayent d’infiltrer le village Koga. En dehors de ça, on n’en voit presque jamais… pourquoi ?

Oui c’est un affrontement en 10 vs 10, on peut quand même nous montrer une séance d’entraînement en vue des prochains combats… mais non (╯ಠ_ಠ)╯︵ ┳━┳

Vous pensez que je chipote, mais c’est vachement important. Comment juger de la puissance des deux clans si on ne nous montre rien ?

On a droit simplement à des remarques de la part des serviteurs du shogun qui jugent les ninjas comme des démons sur Terre.

D’ailleurs il fait quoi le shogun ? Je veux dire dans les autres adaptations il veut pacifier le Japon, d’où l’intérêt de se faire entre-tuer Iga et Koga, mais ici c’est simplement pour une question de succession. D’accord, je veux bien, mais dans ce cas là peut-on nous présenter les héritiers, les forces en opposition pour le pouvoir, l’avis de peuple… non ? (ノಠ益ಠ)ノ彡┻━┻

Bon je pense que vous avez compris d’où vient le problème

Mettre en place une mythologie, c’est créer un univers cohérent dans lequel on va poser plusieurs problématiques qui seront décrites au fur et à mesure, ici on ne fait que mettre en scène plusieurs combats les uns à la suite des autres, sans prendre le temps de réellement développer les puissances en présence.

Je vous ai dit que le style du manga mettait l’accent sur les émotions des personnages pour rester au plus près du combat. C’est une bonne comme une mauvaise chose. Puisqu’ici on va davantage s’attarder sur les détails du combat en lui-même que sur le décor dans lequel il a lieu.

En terminant le manga  j’essayais de me souvenir des scènes marquantes de l’œuvre… il y en avait pas beaucoup. Il y en a davantage dans l’anime, notamment certaines scènes de combat, mais ça reste globalement pauvre en détaille sur l’univers présenté (où même les décors).

Résultat ?

On ne s’attache à personne. Même si au départ on a l’impression qu’un clan est plus « gentil » que l’autre au fur et à mesure on se rend compte que les deux sont globalement similaires. On n’éprouve aucun réel attachement aux différents personnages et on finit par suivre l’histoire de manière nonchalante en se demandant qui va mourir, sans pour autant prendre parti, ni ressentir de l’empathie pour eux.

Beaucoup de choses sont mises de côté, notamment le système politique en place et les règles en vigueur. On nous dit que cette nouvelle guerre est pour décider du nouveau shogun… mais qui sont les héritiers ? Qu’est ce qui les distingue ? Où sont-ils ?

On nous a également dit qu’on risquait une guerre civile si une solution pour la succession du trône n’était pas trouvée. Ça c’est intéressant, c’est ça que j’ai envie de voir, pas forcément une boucherie opposant deux clans ninja qui ne savent même plus pourquoi ils se battent.

Un des personnages dit à un moment :

« Notre guerre est un fantôme égaré dans le temps »

Et c’est globalement ça, l’histoire qui nous est racontée n’est pas ce qu’il y a de plus important. La mythologie est tout de suite mise de côté pour ne laisser place qu’à des combats acharnés entre des guerriers qui n’ont plus de raison d’être que leurs compagnons et leurs haines communes.

Les autres ninjas du clan ainsi que les autres villageois ne sont aucunement présentés parce que cette guerre n’est pas la leur. Le manga ne s’attache à décrire que les personnages et leurs combats parce que le reste n’est pas important. Ici, l’univers présenté est simplement un prétexte pour mieux se massacrer.

Ces combats semblent se dérouler dans une bulle de haine que ce sont construites les Iga et les Koga au fil des années. On peut donc comprendre le manque d’informations extérieures comme un aveuglement des deux camps… mais là je pousse un peu loin la chose je pense. ( ̄□ ̄)

Sans oublier la thématique principale de l’oeuvre qui est une sorte de Roméo & Juliette à l’époque féodale.

Mon conseil est donc le suivant, si vous souhaitez simplement voir des combats et pas franchement chercher à aller plus loin, alors Basilisk est fait pour vous.

Bon visionnage et bonne lecture. ಠ‿↼


* attention petite référence

Superstore, la formule sitcom de trop ?

Un des genres le plus codifié quand on parle de série est certainement : la sitcom.

Pour faire court, la sitcom, pour « situation comique » est un genre particulier du monde sériel qui désigne souvent des séries à volontés comiques qui fonctionnent globalement de la manière suivante :

  • Histoire basée sur un ou plusieurs personnages qui vont interagir avec leur entourage, que ce soit des amis ou la famille (ex : Sheldon dans Big Bang theory, Malcolm et sa famille, Charlie dans Mon oncle Charlie, Chris dans Tout le monde déteste Chris etc.)
  • Un ou plusieurs lieux reconnaissables (ex : le café dans Friends, le bar dans How i Met Your Mother, la salle d’étude dans Community etc.)
  • Des rires enregistrés (ex : Friends, Une nounou d’enfer, H etc.)
  • Des catchs-phrase (ex : « This is gonna be Legen…Wait for it…Dary » How I Met Your Mother, « That’s my spot » The Big Bang Theory etc.)
  • Des running-gags (ex : le hamster dans Malcolm, la compétition de paint-ball dans Community, l’histoire de la baffe dans How I Met Your Mother etc.)

Etc.

Même si on s’accorde à dire que la série I love Lucy (1951) est la véritable première sitcom, la définition de celle-ci est en constante évolution.

D’un décor unique on est passé à plusieurs, d’un tournage en studio on est passé à des tournages en extérieur, d’un format 20 minutes on est passé à des formats encore plus court etc. ☉_☉

Tout ça pour dire qu’il n’y a pas une seule définition de la sitcom, il y en a plusieurs, comme il existe plusieurs formes de celle-ci.

Si certaines séries se limitent à deux ou trois décors, d’autres en revanche n’hésitent pas à varier les lieux de tournage et les figurants.

C’est ainsi que pour bien poser le genre, voyons ensemble un cas d’école avant de chercher à voir plus loin. (・∀・)

Avant-propos

superstore

Superstore est une série américaine diffusée sur la chaîne NBC aux Etats-Unis. NBC pour National Broadcasting Company, que l’on connaît (en terme de sitcom) pour :

  • Scrubs
  • Community
  • The Office
  • Parks and Recreation
  • Friends

Etc.

C’est à eux aussi que l’on doit également l’émission : The apprentice… celle qu’animait un certains Donald Trump… . ⁀⊙﹏☉⁀

La série se compose pour le moment de deux saisons, la première de 11 épisodes et la deuxième de 16 épisodes. L’histoire prend place dans un supermarché (fictif) des Etats-Unis, appelé : Cloud 9. La série va alors s’attacher à nous faire découvrir le quotidien déjanté de ses employés.

On va dès lors suivre :

  • Amy Dubanowski, mère d’une petite fille, sans aucune solution de repli, Cloud 9 représente pour elle la fin de ses rêves et une impasse infranchissable.
  • Jonah Simms, jeune étudiant en commerce qui a pris une année sabbatique pour prendre un peu de distance par rapport à ses études, il est très présomptueux, sûr de lui et « monsieur je-sais-tout ».
  • Glenn Sturgis, manager du magasin, il a très peu confiance en lui, se laisse facilement manipuler, mais tient énormément à ses employés, mais surtout à sa foi en Dieu.
  • Dina Fox, assistante manager du magasin, véritable tyran, elle est plus que pointilleuse avec les règles quitte à se faire détester de tout le monde.
  • Garrett McNeill, employé en mobilité réduite, il n’hésite pas à tourner ses collègues en dérision pour se divertir et ne recule devant rien pour faire passer le temps.
  • Cheyenne Tyler Lee, employée en rayon cosmétique, elle est la plus jeune et la plus immature, meilleure amie d’Amy au travaille, elle tombera enceinte de son petit ami… qui n’est pas des plus sérieux.
  • Mateo Fernando Aquino Liwanag, employé sérieux dans son travail, sournois et revanchard. Il débutera une relation avec le responsable du secteur attitré au magasin Cloud 9.

Sans oublier les autres employés qui sont plus ou moins développés au fur et à mesure des épisodes. Et qui apportent un plus à certaines scènes, ou pour tout simplement développer le background d’un protagoniste principal.

En ce moment, vous devez donc normalement être à ce stade :

Perso 1 : Est-ce que c’est cool ?  (´゚ω゚`)

Perso 2 : Bha oui, sinon je ne la recommanderais pas. ლ(ಠ益ಠ)ლ

Perso 1 : Excuse moi, je ne suis pas dans ta tête hein ( ̄ー ̄;)

Perso 2 : Oui, mais on est dans la partie du site : « Qui veut une série ? », tu savais donc à quoi t’attendre… (>μ<#)

Perso 1 : Bon, vas-y continue on va pas y passer la nuit non plus ( ・_・)ノ

Pardon

Que vaut cette série ?

L’histoire est terriblement banale, comme pas mal de sitcoms d’ailleurs. L’histoire ne tient que grâce à ses protagonistes et à ses situations cocasses.

L’histoire va davantage tourner autour d’Amy et de Jonah. Ceux-ci partagent un point commun : la recherche de quelque chose… ou quelqu’un. Ils ont tous les deux des personnalités fortes qui essayent de trouver un sens à leur vie. Le fait que Cloud 9 soit une « dead end » les démoralisent grandement.

La sitcom s’attache à ne décrire que le lieu de travail des protagonistes, qui est donc le lieu principal des événements de la série. Mais celle-ci s’autorise tout de même à sortir de temps à autre de sa zone de confort.

L’humour se base essentiellement sur les personnalités des protagonistes et les événements qu’ils engendrent par leurs non-dits et leurs décisions.

La série s’autorise dès lors à emprunter plusieurs voies :

  • Celui du mariage, qu’est ce qui fait tenir un couple ? Doit-on tout faire pour conserver une « cohésion familiale » ?
  • Celui de la prise de risque, doit-on toujours suivre la piste la plus évidente ? Doit-on toujours peser le pour et le contre ou simplement plonger tête la première ?
  • Celui de l’acceptation, des convictions religieuses, de la manière d’êtres des autres etc.
  • Celui de l’amour, thème ô combien vu et revu dans pas mal de séries.

Etc.

Ces thèmes ne sont certes pas originaux, mais si original voulait dire qualitatif, ça se saurait. En effet, l’originalité n’est en aucun cas synonyme de bonne surprise. Il est toujours mieux d’apporter une vision personnelle à ce qui se fait déjà, car le public saura reconnaître le travail qu’il y a eu derrière (en tout cas, la plupart du temps). (*^∀゚)ъ

Du coup, vous devez certainement vous demander le pourquoi du titre de cet article : Superstore, la formule sitcom de trop ?

Au final

La série est certes bien, mais pas forcément novatrice. Je vous avais promis une série classique, c’est chose faite. La série est terriblement banale (trop) ?

Malgré tout, le fait que Superstore applique à la perfection le format sitcom explique en partie son succès (mais aussi le succès de pas mal de sitcoms qui ne font que se reposer sur une formule qui a fait ses preuves).

Ces séries fonctionnent en partie en « stand-alone », c’est-à-dire, avec des épisodes pouvant être « consommés » indépendamment les uns des autres. Ceux-ci leur confèrent un énorme avantage par rapport aux autres genres de séries (qui doivent mettre en place des enjeux qui se construiront sur 4-5 saisons, enjeux qui ne reposent pas uniquement sur ses personnages, mais sur un scénario et une réalisation particulièrement travaillées… en tout cas, la plupart du temps).

Donc dans le cas de Superstore, comme dans le cas de certaines sitcoms, pas la peine de suivre de manière intensive la chose, on peut tout bonnement suivre la série d’un œil plus ou moins attentif sans pour autant en perdre grand-chose.

Même si on n’évite pas les clichés habituelles, la série reste tout de même intéressante puisqu’il s’agit du retour à l’écran d’America Ferrera, aka, Betty Suarez de la série Ugly Betty… qui est également la voix américaine d’Astrid dans la série d’animation : Dragons (info en plus pour se la péter au déjeuner, de rien).

Je ne peux donc que vous conseiller cette série.


Première sitcom que l’on aborde ici, la prochaine sitcome que l’on devrait voir ensemble est citée dans l’article, du coup, vous pouvez supposer autant que vous le voulez en allant regarder Superstore. ಠ‿↼

Jirô Taniguchi, le Dieu d’un sommet

Dans mon article sur Barakamon, je mettais en exergue le fait que le contexte de découverte d’une œuvre était quelque chose de primordiale dans le souvenir qu’on pouvait en garder.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que notre état d’esprit du moment va plus ou moins influencer la manière dont on percevra la chose et du souvenir qu’on en gardera.

De la fin de l’école primaire à mes années collège, je passai énormément de temps à la médiathèque de ma ville. Je dévorais à peu près tout et n’importe quoi, BD, romans mais surtout, des mangas (le nombre de tomes Détective Conan que j’ai dû lire là-bas doit être impressionnant).

C’est ainsi que j’ai découvert un manga qui m’a particulièrement captivé à l’époque : Le sommet des dieux, de Jirô Taniguchi (et par la suite, quartier lointain).

jiro-taniguchi

Le 11 Février 2017 s’éteignait ce que la presse désignait comme : « le maître/roi du manga », Jirô Taniguchi (à l’âge de 69 ans). Celui-ci s’éteignait des suites d’une longue maladie et laisse derrière lui une longue liste de lecteurs endeuillés.

Quand la presse et (notamment) twitter ont commencé à parler de la mort de ce grand homme, je ne l’ai pas immédiatement reconnu. Par contre, dès que des images de ses œuvres ont été postées, j’ai tout de suite reconnu un style qui m’était familier.

Jirô Taniguchi adepte du seinen et du gekiga, a un style plus que reconnaissable du fait d’un trait simple, épuré mais très efficace. Très influencé par la bande dessinée occidentale, celui-ci n’hésite pas à laisser libre place à un travail d’écriture important, reléguant le dessin au second plan.

Pour le moment, de ce que je me souviens, je n’ai lu que deux de ses chefs-d’œuvre : Quartier Lointain et Le Sommet des dieux.

Quartier Lointain (1998)

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Dans quartier lointain, que je découvris après Le sommet des Dieux, un travailleur de quarante-huit ans se trompe de train après une soirée bien arrosée, au lieu de rentrer chez lui, il se retrouve dans le train se dirigeant vers la ville de son enfance (Kurayoshi). Arrivé sur place, il en profite pour se rendre sur la tombe de sa mère. Ce retour sur les traces de sa jeunesse va se transformer en bond dans le temps puisque celui-ci se réveille dans la peau de ses quatorze ans, dix mois avant la disparition inexpliquée de son père.

Dans ce manga il traite du thème de la famille, du retour en enfance, du deuil, mais également de l’abandon.

Au travers de 402 pages (sur 2 tomes), il raconte le rite initiatique d’un adulte vers l’enfant qu’il était. En quête de réponses à certaines questions restées sans réponses jusque-là.

Quartier lointain est l’histoire d’un adulte coincé dans le corps d’un enfant, mais les thématiques vont plus loin que ça :

  • Comment la situation en elle-même est-elle possible ?
  • Est-ce que les changements que je peux effectuer à ce moment-là changeront mon futur ?
  • Combien de temps cette situation va-t-elle durée ?

Mais aussi,

  • Pourquoi son père l’a abandonné ?
  • Est-ce qu’il peut changer cela ?
  • Est-ce qu’il a envie de changer ça ?

Etc.

Sans oublier les thématiques liées à la famille, à l’amitié et à l’amour. Tout cela remise en question par le fait que ce soit un esprit d’adulte interagissant dans le corps d’un ado de 14 ans.

Quartier lointain c’est ce morceau de passé que l’on arrive jamais vraiment à remettre dans son contexte, jusqu’au jour où l’on s’en souvient complètement, mettant fin à toutes spéculations… bonne chose ou pas ?

Le Sommet des dieux (2000)

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Le Sommet des dieux est à la base un roman de Yumemakura Baku, adapté en manga par Jirō Taniguchi. Celui-ci raconte l’histoire de la dernière ascension de Georges Mallory (célèbre alpiniste britannique) et de la découverte de son appareil photo. L’histoire du manga raconte alors la rencontre entre le photographe alpiniste, Fukamachi, qui s’est fait voler l’appareil photo en question et  Habu Jôji, grand alpiniste. Fukumachi voit dans cette rencontre l’occasion d’enquêter sur l’histoire entre Habu Jôji et son rival Hase Tsuneo, qui pourrait l’aider dans sa recherche.

Si dans quartier lointain le rythme était davantage à la contemplation, ici on est davantage dans l’action et l’excitation. On est loin des thèmes sur la famille ou l’enfance, ici on rentre davantage dans la compétition et la recherche de l’exploit

Taniguchi nous fait rentrer dans ce monde particulier (et dangereux) qu’est l’alpinisme, au travers d’une compétition acharnée entre deux professionnels. L’histoire ne s’adresse pas uniquement aux initiés de ce sport, mais parle à tout un chacun.

Tout le monde peut se reconnaître dans les thèmes abordés :

  • La recherche de la vérité
  • La quête de l’exploit jamais atteint
  • La possibilité de marquer l’histoire et son sport

Etc.

Le Sommet des dieux est un hymne à ses hommes et ses femmes qui ont tentés d’aller au-delà de ce qu’on pensait possible. C’est l’histoire de ses individus qui par leur courage ont permis de défricher des terres hostiles, réservées aux dieux.

Ce manga est dès lors un hymne à la nature, qui peut se révéler bien cruel quand il le faut, pour au final ne choisir qu’une poignée d’élus qui pourront résider au sommet d’elle.


Au travers de ces deux œuvres je pense que l’on peut comprendre et rentrer dans l’univers de Taniguchi. L’être humain ne mesure l’importance d’une personne qu’à sa disparition, alors à l’avenir pourquoi ne pas essayer de retenir ceux qui sont encore présent… ◉︵◉

Barakamon, un bol d’air frais !

A la base je ne comptais pas écrire de critique sur cette série. Mais en traînant un peu sur Vodkaster (l’occasion de vous rappeler que j’y suis si vous souhaitez découvrir mon univers filmique), je suis tombé sur cette liste de Lsvetlana : Ces séries qui m’ont fait crever (1, 2, 3, 5676 fois).

La liste en elle-même est assez hétéroclite, on y retrouve des séries en prise de vues réelle, mais également des animes japonais. On passe d’OZ à Samurai Champloo en passant par Stranger Things (hétéroclite je vous dis). (・w・)

Mais cette liste a surtout ravivé des souvenirs, je ne sais pas pour vous, mais quand je regarde une série, elle s’inscrit dans un cadre précis de ma vie. Pour exemple quand je réécoute le générique (très court n’est-ce pas Aurélie) de Lost, ça me renvoie directement à l’époque du collège, je me souviens même de la pub qui passait en plein milieu de la série… danette au cas où ça vous intéresserais.

Tout ça pour vous dire que dans cette liste, une autre série m’a particulièrement marqué, mais cette fois-ci durant mes années de DUT : Barakamon.

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Avant-propos

Barakamon est un manga créé en 2009 par Satsuki Yoshino et publiée dans le magazine Gangan Online appartenant à l’éditeur Square Enix (oui ceux-là même qui ont fait  Final Fantasy, Dragon Quest et Kingdom Hearts).

D’ailleurs puisqu’on est dans l’historique de qui a fait quoi, le magazine Gangan a pas mal de succès à son actif avec :

  • Doubt (si vous connaissez, c’est dans tous les rayons des grands magasins, c’est chez Ki-oon et y a un lapin chelou sur la couverture), un thriller psychologique.
  • Fullmetal Alchemist (je n’ai pas besoin de présenter ce manga… mais du coup on parlera de sa deuxième adaptation animée une autre fois).
  • Soul Eater (c’est sympa mais on n’en parlera pas)
  • Durarara!! (oui, on en reparlera)
  • Black Butler (Kuroshitsuji, j’arrive jamais à le prononcer parfaitement) (¬、¬)

Etc.

Concernant son auteur, Satsuki Yoshino est un mangaka avec différentes œuvres à son actif :

  • Seiken Densetsu – Princess of Mana, un shonen fantastique, qui n’est pas licencié en France il me semble.
  • Satsuki Yoshino – Tanpenshû – Mishikaka!, un shonen plus axé comique, toujours chez Square Enix, non licencié en France non plus.

Et enfin, le manga qui sera adapté plus tard en anime et dont on va parler aujourd’hui : Barakamon (disponible en France chez Ki-oon).

Pourquoi c’est bien ?

L’histoire est celle de  Seishû Handa, professionnel et étoile montante de la calligraphie japonaise.  Celui-ci collectionne les prix d’excellence pour son travail jusqu’au jour où, pris de colère, il frappe un conservateur de musée, spécialiste et juge lors d’un concours de calligraphie où il qualifiera le travail de ce dernier comme : « formaté et sans saveur ». Pour limiter la casse et éloigner son fils un tantinet arrogant, le père de Seishû l’envoie dans l’archipel des îles Goto, au sud du Japon.

Le manga est donc adapté en animé entre Juillet et Septembre 2014, la trame reste la même que dans le manga, mais comme l’anime n’étais censé comporter que 12 épisodes, la fin de celui-ci diffère légèrement du manga (qui n’est pas encore terminé). Même si le contenu et les messages restent les mêmes.

Pour en revenir à notre histoire, Seishû Handa (on va l’appeler Handa à partir de maintenant hein), va être confronté à pas mal de choses. Tout d’abord, à un mode de vie différent. Le jeune citadin habitué à l’effervescence de Tokyo va devoir s’habituer à l’absence de transport en commun régulier au fin fond de la campagne perdue. Lui, jeune homme timide, réservé et soucieux de son espace personnel, va devoir cohabiter avec des voisins plus qu’envahissants ardemment désireux de connaître le nouveau venu du village.

On va dès lors suivre la « nouvelle vie » d’Handa, en quête de réponses quant-aux propos du conservateur de musée. Maintenant qu’il connaît son sujet et qu’il maîtrise son art, le but est tout bonnement de dépasser ses aînés en développant son propre style de calligraphie. ୧☉□☉୨

Handa ne sera pas seul dans cette quête puisqu’il sera entouré d’une tripotée de personnages plus fantasques les uns que les autres :

  • Naru, petite fille de 6-7 ans, hyper dynamique et qui s’attache très rapidement à Handa, elle est celle qui fera découvrir à ce dernier les bienfaits de la vie en communauté.
  • Miwa, collégienne de 14 ans, véritable garçon manqué, elle est assez impulsive et quelque peu irresponsable.
  • Tamako, collégienne de 14 ans également, elle rêve de devenir mangaka, elle est davantage posé que Miwa, mais réserve elle aussi quelques surprises.

Sans oublier d’autres personnages tel qu’Hiroshi ou encore les autres villageois qui n’hésitent pas à aider Handa à emménager dès son premier jour.

L’anime traite donc de la valeur de l’entraide, de la vie en communauté ou encore du dépaysement. Visuellement très (très) réussi, la série sait prendre le temps de faire profiter de ses paysages et surtout de son OST.  (ᗒᗨᗕ)

En effet, jamais une série n’aura été aussi parlante qu’en laissant traîner le silence. Au point de se demander parfois si le véritable héros n’est pas la nature elle-même.

En résumé

Barakamon est un hymne au slow-life. Il vous invite à vous asseoir et à profiter du paysage. Ici, pas besoin de beaucoup d’actions, c’est simplement une invitation au voyage, une initiation a un autre mode de vie, un autre mode de pensée.

Les personnages sont sympas, décalés et chacun à sa manière vous inculque une manière de voir et de vivre les choses. Terriblement attachants, ces personnages aident le spectateur comme Handa, à voir au-delà ce qu’il voit, ou semble voir. Pour au final atteindre ce qu’il ne pensait pas forcément trouver dans ce cadre : le bonheur (et une « nouvelle famille »).

Au final Barakamon donne absolument sens à sa traduction : « avoir la pêche » .


Petit article sur une série que j’avais presque oubliée. Le genre de série qui pousse au partage, donc sincèrement n’hésitez pas à aller voir ça, elle vaut le coup.  ಠ‿↼

3%, Netflix au ralenti

Il est extrêmement difficile de déconseiller une série. En fonction de votre mode de vie, de votre comportement ou encore de vos envies, la perception et l’intérêt d’une série peuvent vite changer d’un individu à l’autre.

Et là vous me dites : Merci Captain Obvious, on avait besoin de toi pour savoir ça.

Et je vous répondrai : De rien c’est gratuit. (ㆆᴗㆆ)

Tout ça pour dire, que je ne déconseille pas réellement la série qui va suivre, je vais simplement énoncer mes réserves quant à celle-ci.

Avant-propos

Le 25 novembre 2016 sortait sur la plateforme Netflix, une nouvelle production un peu particulière. Une série originale brésilienne du nom de : 3%. Cette série nous plonge dans un monde dystopique où la population est divisée en deux groupes : les riches et les pauvres. Particularité ici, c’est la possibilité pour les pauvres de rejoindre les riches, au travers d’un test ne laissant passer que 3% de l’ensemble des candidats.

On va donc suivre :

  • Ezéquiel, chargé d’organiser et de chapoter tout le « processus » de sélection des candidats.
  • Michele, qui essaye de passer le test, tout en dissimulant ses véritables intentions.
  • Fernando, jeune homme en fauteuil roulant, très intelligent et qui veut prouver à son monde qu’il peut lui aussi réussir le test.
  • Rafael, candidat prêt à tout pour réussir le « processus », n’hésitant pas à tricher si possible.
  • Joana, candidate forte, intelligente, mais qui s’exprime peu et reste en marge des autres candidats.

3

Le décor est donc planté, vous êtes prêts ?

Pourquoi c’est bien ?

L’histoire en elle-même est passionnante et amène à se poser pas mal de questions :

  • Pourquoi le monde est divisé ainsi ?
  • Pourquoi le nombre de personnes admises est tellement faible ?
  • Quels sont les secrets des candidats au test ?
  • Quels sont les critères de sélection ?
  • Que cache Ezéquiel et qui éveille les soupçons du conseil chargé du « processus » ?

Etc.

On suit donc un groupe de candidat qui passe différents tests sous la supervision d’Ezéquiel. Ceux-ci se révèlent être surtout psychologiques et visent à juger les talents de déduction et d’improvisation des candidats face à l’imprévu. Le portrait des candidats est assez hétéroclite. Malgré leur origine commune, ils ont une manière de penser et d’agir assez différente les uns par rapport aux autres.

On va dès lors jongler entre le passée et le présent de nos différents protagonistes. Chaque épisode met en place une situation dans le présent, au travers d’un nouveau test, tout en développant le passé d’un personnage pour ainsi comprendre ses origines et ses motivations. C’est assez bien fait, la réalisation n’a rien de très innovante, mais le tout passe quand même très bien. (b^_^)b

Ce type de narration est ultra utilisé je vous le concède. Mais dans le cas présent, fonctionne très bien lorsqu’un des candidat échoue au test et va devoir retourner chez lui (parce qu’on ne peut passer le test qu’une seule fois dans sa vie). On joue alors sur l’affection qu’on a pour le candidat en question. Cela donne certaines scènes assez pêchues et augmente la dramaturgie de certaines décisions durant le « processus ».

Le fait que la série soit produite au Brésil renforce également le message de base, qui est la critique d’une société plus qu’inégalitaire divisée entre une minorité de riches et une majorité de pauvres. Le dépaysement se ressent encore davantage lorsque l’on regarde la série en version portugaise.

Du coup pourquoi ai-je des réserves ?

Ce qui ne va pas !

La dystopie ou la contre-utopie est extrêmement utilisée notamment dans la littérature. C’est tout bonnement un des meilleurs moyens pour dénoncer certaines formes de dictatures. Ou encore certaines formes de conditionnement de la pensée.

Ici le conditionnement nous est montré de deux manières :

  • Le conditionnement qui se fait du côté des « défavorisés », avec des « prêtres » propageant la bonne parole en faveur du « processus ». Et la volonté générale de rejoindre « l’autre rive » alors que personne ne l’a réellement vue. (´c_`)
  • Le conditionnement qui se fait du côté des « favorisés », avec le même code vestimentaire et la même volonté de séparation des individus, plaçant le mérite au-dessus de toute autre chose.

L’histoire est certes cool à suivre, mais reste quand même enfantine (la faute à un budget pas énorme ?).

On est loin des décors à la The Walking Dead où tu sens le désespoir rien qu’en observant l’environnement des personnages. Ici, on ne nous montre que deux lieux :

  • La partie des « défavorisés » et le lieu où se déroule le « processus » de sélection.

L’endroit où l’on est censé ressentir le désespoir et le réel envie de ses habitants de tout brûler et de rejoindre « l’autre rive »… bah on ne sent rien justement. Il y a certaines scènes qui tentent de montrer la dangerosité du lieu et le côté pervers de cet endroit, mais rien n’est vraiment montré (utilisation du hors-champ). (ノಠ益ಠ)ノ彡┻━┻

Autre problème, caractérisé par les personnages eux-mêmes : le manichéisme.

Tout est blanc (les riches) ou noir (les pauvres). Pas de demie-mesure, quand quelque chose ne rentre pas dans la case, ça veut tout simplement dire que cette chose n’est pas faite pour la case. Vous pouvez me rétorquer que ce manichéisme sert le propos de la série et son univers dystopique. Je vous répondrai… mouais. ಠ_๏

Dans la série, le « contre-pouvoir » de cette vision sélective de l’être humain, est l’organisation appelée : La Cause. Les questions que l’on peut dès lors se poser sont les suivantes :

  • Qu’est-ce que la cause ? Quand et comment ce mouvement est né ? Qui en sont les membres ? Quel est son fonctionnement ?

On peut légitimement penser qu’on aura droit à certaines réponses, mais encore une fois ce n’est pas le cas, on a très peu d’informations. La série aurait gagné à les présenter comme une vraie menace (à l’aide d’attentats par exemple). Ainsi au lieu d’augmenter la mythologie de cette organisation, c’est davantage l’effet inverse qui se produit, on les voit simplement comme des marginaux entassés dans des caves (dommage). (_ _|||)

Ce qu’il faut retenir !

La série se laisse regarder, mais ne convainc pas. Les personnages ne sont pas franchement originaux mais certaines interactions sont pas mal (parfois touchantes).

Pourquoi regarder cette série ?

Pour voir comment on peut produire une série en y introduisant un minimum de tensions, avec un budget pas très élevé.

Pourquoi ne pas regarder cette série ?

Parce qu’il y a mieux dans le genre dystopie (ex : Black Mirror). La série ne convainc jamais réellement et laisse un goût d’inachevé.

Voilà, mon sentiment général sur 3%.


Vous l’aurez compris, mon but n’est pas de descendre une série, mais plutôt de lister ce qui m’a déplu.  Vous pouvez bien évidemment aller vous faire votre propre avis sur la série en question. \( ̄O ̄)

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